Bilan culturel de #Juin

Hello, les tortues ! Nous sommes le 1er juillet et il est temps de faire pour la première fois un bilan culturel du mois où je vous présente mes lectures et mes séries du mois présentés précédemment. En juin, j’ai eu deux lectures et j’ai découvert trois séries assez différentes.

En premier, j’ai fini la première saison des séries « The Handmaid’s Tale » et « American Gods ». Deux séries qui ont été deux coups de coeur série autant pour l’histoire que pour la qualité des acteurs, visuelle et auditive. La première délivre un message important sur la place des femmes dans la société et leurs droits fragiles, la seconde est basée sur plusieurs mythes et offre un combat entre technologie et sentiments. Toutes les deux ont été adaptés de romans best-seller écrit soit par Margaret Atwood soit par Neil Gaiman.

Puis j’ai découvert le premier épisode de « The Mist » adaptée du roman de Stephen King. Un premier épisode que j’ai trouvé assez étrange et dont je n’ai pas encore d’avis certain. J’attend les épisodes suivants pour vous transmettre mon avis complet.

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Et pour finir, j’ai eu un mois faible en lectures mais j’ai découvert deux livres qui m’ont agréablement surprise. En premier, j’ai eu un gros coup de coeur pour Everything, Everything de Nicola Yoon. Une romance mignonne mais surtout magnifique. Et ma seconde et dernière lecture était Ecoutez-moi de Lou Ledrut, un roman qui parle de mutisme et de détermination, une agréable découverte !

 

Pour conclure, j’ai pu découvrir des séries intéressantes et passionantes, puis j’ai eu deux super lectures dont un coup de coeur de l’année !

Et vous, qu’avez vous vu et/ou lu au mois de juin ?

Lili.

« The Handmaid’s Tale », une série glaçante et alarmante !

467823« J’avais coutume de penser à mon corps comme à un instrument de plaisir, ou un moyen de transport, ou un outil pour accomplir mes volontés. […]Il y avait des limites, mais pourtant mon corps était léger, unique, solide, ne faisait qu’un avec moi.

Maintenant la chair se dispose différemment. […] Chaque mois il y a une lune, gigantesque, ronde, lourde, un présage. Elle passe, s’arrête, reprend sa course et disparaît et je vois le désespoir fondre sur moi comme une famine. »

« La servante écarlate », Margaret Atwood

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Bienvenue à Gilead, ville où la stérilité et la guerre règnent. Les Etats-Unis perdent des états et les femmes perdent leur fertilité. Pour remédier, les femmes fertiles doivent devenir des « mères porteuses » pour les hommes riches et leurs Epouses. Les femmes ont perdus toutes leurs libertés fondamentales tels que la lecture, l’expression et aussi le pouvoir au nom d’une religion réécrite. Bienvenue à Gilead, une société patriarcale, misogyne, archaïque et profondément brutale.

Cette nouvelle série produite par Hulu s’inspire fortement d’une dystopie écrite par Margaret Atwood, La Servante écarlate , relatant la vie d’Offred au sein de cette société qu’elle a vu évolué. J’ai été profondément bouleversée par l’histoire d’Offred au sein de la série. On l’as voit évolué en tant que femme indépendante pour enfin devenir une servante a qui on vole le corps. Le thèmes de la fertilité et la stérilité sont dominants au sein de la production d’Hulu. Ici, la fertilité est un don de Dieu qui autorise le pouvoir politique a utilisé les femmes.

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Toute la puissance de la série se fait dans le jeu des acteurs et les couleurs/lumières. Offred et les autres servantes sont parfaitement jouées par les actrices les interprétant, tout le talent d’Elizabeth Moss se révèle. Elles jouent des femmes froides et dénuées d’émotions, faisant semblant d’accepter cette situation tout en essayant de jouer un tour de force grâce à la manipulation et à leur rôle sacré au sein de la société. Une bonne partie des couleurs sont froides et pâles exceptées la couleur des robes des Servantes et les souvenirs d’Offred/June. Les acteurs et actrices savent aussi parfaitement représentés les tensions entre les différents protagonistes mais aussi la perte d’identité des femmes.

La série possède une forte qualité visuelle qui n’empêche pas le spectateur de se sentir gêné par certaines scènes ou d’être totalement révoltés. Les producteurs ont réussi à développer les principaux thèmes du roman de Margaret Atwood : l’homosexualité -qui est considéré ici comme une Trahison du Genre-, la perte d’identité, la fertilité/stérilité, les sentiments -l’amour est interdit pour les Servantes, les Marthas, et autres employés-, la place de la femme de la religion et aussi le rôle de la femme dans la société.

Ce qui est le plus marquant dans cette série est la représentation de la sexualité et des scènes de sexe. Les scènes où Offred effectue la Cérémonie (jour où la femme est la plus fertile selon le Gouvernement) ont l’air banales tandis qu’il s’agit de viols. Cette banalité du viol montre à quel point la femme est considéré comme un vulgaire vagin à deux jambes et ne sert qu’à accueillir un enfant.

Le message est clair : les femmes, ainsi que les hommes, ne doivent pas considérer les droits comme acquis et que le combat pour l’égalité est encore d’actualité, même que cette égalité risque d’être menacé à tout moment.

-Conclusion-  

Une série visuellement agréable mais porteuse d’un message fort sur les droits fragiles de la femme. Des acteurs excellents et des scènes marquantes et crues. 

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  • En cours de production, disponible sur Hulu avec une saison de 10 épisodes.

Pour commander La servante écarlate ->

« Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquées par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. »