« The Mist »: un pilot brumeux et mystérieux

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Adaptation du roman homonyme de Stephen King, dans lequel un groupe de personnes est bloqué dans un supermarché à cause d’une brume surnaturelle dans laquelle se cachent des monstres.

Diffusion : Spike (juin 2017)

Réalisation : Christian Torpe & Adam Bernstein

Casting : Alyssa Sutherland, Isiah Whitlock Jr., Bill Carr, Gus Birney, Luke Cosgrove, etc

Une brume mystérieuse envahi une petite ville américaine mais avant cela, nous découvrons l’histoire de différents personnages tous aussi étranges les uns que les autres. En premier, un « soldat » qui a perdu la mémoire et voit son chien tué par cette étrange « brume », puis l’histoire de la famille Cunningham et Adrian, le meilleur ami d’Alex, leur fille et pour finir, nous allons au commissariat pour découvrir ce qui s’y passe.

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Pour commencer, l’ambiance visuelle et sonore reste très sombre comme dans les romans de Stephen King. Les couleurs sont très sombres et l’atmosphère est très brumeuse. La musique et le graphisme instaure une véritable ambiance mystérieux et « dark », digne du King. Une sensation de malaise arrive petit à petit au sein de ce pilot étrange. Puis le jeu des acteurs est vraiment intéressant, je ne les ai jamais vu dans d’autres productions et je n’ai lu le livre mais je peux dire qu’il correspond assez à l’étrangeté des personnages. C’est assez lent au début car la situation se met vraiment en place et permet aussi aux acteurs de s’imprégner de la personnalité un peu glauque de leurs personnages.

Pour les personnages , commençons par la famille Cunningham ainsi que le personnage d’Adrian. Eve, la mère et Alex, la fille possèdent une relation assez compliquée et malsaine. Eve est surprotectrice tandis que la fille a besoin d’indépendance, ce qui explique sa relation amicale avec son père, moins protecteur pour permettre à sa fille de vivre sa vie. Mais le personnage de la mère est très intriguant car on a envie de connaître son passé mais aussi de savoir qui elle est vraiment. Adrian, le meilleur ami d’Alex, est un jeune garçon homosexuel rejeté et mal dans sa peau qui possède un comportement mystérieux vis-à-vis de sa famille mais aussi des autres.

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Il y a peu à dire sur le soldat amnésique car il apparaît assez peu dans l’épisode mais on sait que c’est le tout premier à constater le pouvoir néfaste de la brume.

Le « plot » reste assez fantastique et j’attend beaucoup de cette série d’horreur. N’ayant pas lu le roman, je ne sais pas à quoi m’attendre mais le premier épisode est assez sombre pour avoir piquer ma curiosité. Mais est ce que cette série vaut le coup ? Seul les autres épisodes pourront nous le « dire ». Donc je compte continuer cette série en attendant où ce fameux brouillard meurtrier va nous amener tout en sachant que les personnages sont enfermés dans des espaces différents : une voiture, un centre commercial et le commissariat. Des tensions vont probablement naître au sein des personnages dû à cette promiscuité et toute l’intrigue se jouera aussi sur les futures relations entre les personnages et les révélations.

« American Gods », un road trip fantastique et épique

 

302954Un homme sortant de prison rencontre un vieil escroc qui l’embauche comme garde du corps, et l’entraîne dans un long périple à travers les Etats-Unis. L’ex-détenu découvrira alors que son « patron » est un ancien dieu nordique en plein combat contre les divinités modernes : Internet, les voitures, la télévision, et tous les nouveaux médias.
« Les religions sont après tout des métaphores par définition : Dieu est un rêve, un espoir, une femme, un humoriste, un père, une ville, une maison aux nombreuses pièces, un horloger ayant abandonné son plus beau chronomètre dans le désert, quelqu’un qui vous aime – et même, peut-être, contre toute logique, un être céleste dont le seul but est de faire prospérer et triompher de tous les obstacles votre équipe de foot, votre armée, vos affaires ou votre couple. » « American Gods » , Neil Gaiman

Après The Handmaid’s Tale , je me suis décidée à regarder la série « American Gods » produite par Bryan Fuller(série « Hannibal » disponible sur Netflix) et diffusé aux Etats-Unis sur la chaîne Starz et en France, sur la plateforme de vidéo à la demande d’Amazon: Amazon Prime Videos, accessible via un abonnement Amazon prime (anciennement premium).

J’ai tout simplement adoré cette série, et je me doute bien que cet argument ne vous suffit pas. Cette série a pleins d’arguments pour vous plaire, et pour commencer parlons du graphisme et de la bande-son. Alors là, niveau qualité d’image et de certains plans, on a du lourd ! Dans certaines scènes, on découvre en détails certaines petites choses tels qu’une projection de sang ou une pièce de monnaie qui tourne, tout ça avec une qualité stupéfiante et un goût du détail vraiment incroyable. Si vous recherchez une série qui a de la gueule, alors « American Gods » est pour vous. Puis la bande-son est assez exceptionnelle car chaque morceau choisi correspond soit parfaitement à la scène soit pas du tout pour créer un effet de surprise chez le spectateur. Alors, niveau technique et graphique, cette série est vraiment d’une qualité impressionnante.

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Mais le visuel ne fait pas tout dans une série, une grande partie de la qualité se fait grâce au casting des acteurs, et là, Starz envoie du pâté avec des noms mythiques du cinéma et des séries : Ian McShane, Gilian Anderson, Peter Stormare et ce n’est pas fini. Avec de tels acteurs et actrices, nous avons un véritable chef d’oeuvre du petit écran. Des noms renommés du cinéma mais aussi « American Gods » est avant tout l’adaptation du livre du même nom écrit par Neil Gaiman. N’ayant pas lu le livre (pour l’instant :p ), j’ai eu des échos sur le fait que la série soit une adaptation (presque ?) parfaite du roman de l’auteur. Un roman riche en rebondissements avec une mythologie spécifique à l’auteur mais inspiré d’anciennes religions.

Mais toute la série est dans sa trame, son intrigue juste épique : une guerre entre d’Anciens Dieux dirigé par Wednesday et secondé par Shadow, contre les Nouveaux Dieux dirigé par Mr.World. Tout au long de la saison 1, nous rencontrons différents personnages mythologiques et nous sommes comme Ombre : balader à droite et à gauche sans réellement savoir ce qui se passe vraiment. Derrière cette guerre se trouve un message : les Nouveaux dieux représentent notre mode de vie actuel : toujours connecté avec les nouvelles technologies et les médias, toujours vouloir tous sur tout le monde ; et les Anciens Dieux représentent des sentiments et de l’abstrait tels que l’amour, la guerre, la mort, des idées autrefois respectées, aimées, vénérées ou craintes. Dans ce road trip à travers l’Amérique, Shadow pense devenir fou et remet en question sa réalité.

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Un véritable bijou du petit écran à découvrir en images ou en pages. La saison 1 se termine lundi prochain et une saison 2 est en suspens. Il ne vous reste plus qu’à regarder ou lire « American GODS » pour découvrir un monde entre réalité et mythologie. Un véritable coup de coeur !

 

 

« The Handmaid’s Tale », une série glaçante et alarmante !

467823« J’avais coutume de penser à mon corps comme à un instrument de plaisir, ou un moyen de transport, ou un outil pour accomplir mes volontés. […]Il y avait des limites, mais pourtant mon corps était léger, unique, solide, ne faisait qu’un avec moi.

Maintenant la chair se dispose différemment. […] Chaque mois il y a une lune, gigantesque, ronde, lourde, un présage. Elle passe, s’arrête, reprend sa course et disparaît et je vois le désespoir fondre sur moi comme une famine. »

« La servante écarlate », Margaret Atwood

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Bienvenue à Gilead, ville où la stérilité et la guerre règnent. Les Etats-Unis perdent des états et les femmes perdent leur fertilité. Pour remédier, les femmes fertiles doivent devenir des « mères porteuses » pour les hommes riches et leurs Epouses. Les femmes ont perdus toutes leurs libertés fondamentales tels que la lecture, l’expression et aussi le pouvoir au nom d’une religion réécrite. Bienvenue à Gilead, une société patriarcale, misogyne, archaïque et profondément brutale.

Cette nouvelle série produite par Hulu s’inspire fortement d’une dystopie écrite par Margaret Atwood, La Servante écarlate , relatant la vie d’Offred au sein de cette société qu’elle a vu évolué. J’ai été profondément bouleversée par l’histoire d’Offred au sein de la série. On l’as voit évolué en tant que femme indépendante pour enfin devenir une servante a qui on vole le corps. Le thèmes de la fertilité et la stérilité sont dominants au sein de la production d’Hulu. Ici, la fertilité est un don de Dieu qui autorise le pouvoir politique a utilisé les femmes.

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Toute la puissance de la série se fait dans le jeu des acteurs et les couleurs/lumières. Offred et les autres servantes sont parfaitement jouées par les actrices les interprétant, tout le talent d’Elizabeth Moss se révèle. Elles jouent des femmes froides et dénuées d’émotions, faisant semblant d’accepter cette situation tout en essayant de jouer un tour de force grâce à la manipulation et à leur rôle sacré au sein de la société. Une bonne partie des couleurs sont froides et pâles exceptées la couleur des robes des Servantes et les souvenirs d’Offred/June. Les acteurs et actrices savent aussi parfaitement représentés les tensions entre les différents protagonistes mais aussi la perte d’identité des femmes.

La série possède une forte qualité visuelle qui n’empêche pas le spectateur de se sentir gêné par certaines scènes ou d’être totalement révoltés. Les producteurs ont réussi à développer les principaux thèmes du roman de Margaret Atwood : l’homosexualité -qui est considéré ici comme une Trahison du Genre-, la perte d’identité, la fertilité/stérilité, les sentiments -l’amour est interdit pour les Servantes, les Marthas, et autres employés-, la place de la femme de la religion et aussi le rôle de la femme dans la société.

Ce qui est le plus marquant dans cette série est la représentation de la sexualité et des scènes de sexe. Les scènes où Offred effectue la Cérémonie (jour où la femme est la plus fertile selon le Gouvernement) ont l’air banales tandis qu’il s’agit de viols. Cette banalité du viol montre à quel point la femme est considéré comme un vulgaire vagin à deux jambes et ne sert qu’à accueillir un enfant.

Le message est clair : les femmes, ainsi que les hommes, ne doivent pas considérer les droits comme acquis et que le combat pour l’égalité est encore d’actualité, même que cette égalité risque d’être menacé à tout moment.

-Conclusion-  

Une série visuellement agréable mais porteuse d’un message fort sur les droits fragiles de la femme. Des acteurs excellents et des scènes marquantes et crues. 

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  • En cours de production, disponible sur Hulu avec une saison de 10 épisodes.

Pour commander La servante écarlate ->

« Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquées par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants. » 

« Girlboss » , un retour dans les années 2000

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Rebelle et fauchée, Sophia se bat pour créer un véritable empire en ligne tout en apprenant à être la patronne. Une série comique inspirée du best-seller #Girlboss.

Produite par Sophia Amoruso

Et vous, avez-vous vu cette série ?

Bon visionnage , Lili.