La saga de Grimr

Saga-de-Grimr

1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et

La Saga de Grimr est une quête d’identité tragique dans un décor grandiose. Le héros y est confronté à chacun des piliers de la culture islandaise : le prestige de la généalogie, le culte de la loi et la superstition.

« La saga de Grimr » est la bande-dessinée qui a reçu le Fauve d’Or à Angoulême cette année, l’un des plus prestigieux prix en France pour la BD. Dans cette histoire, Grimr est un jeune garçon qui a été abandonné. On ne connaît pas sa famille et on ne la connaîtra jamais. Adopté par un homme aux mœurs douteuses (vols, arnaques, …), il sillonne l’Islande avec lui et décide de se poser pour devenir passeurs sur les fjords entre l’Islande et le Danemark.

Grimr se construit de manière assez instable mais représente la raison au sein de ce duo étonnant et qui sème des ravages sur son passage. Le lecteur voit le personnage principal grandir et évoluer, découvrir la notion de justice et d’amour. Grimr est le personnage typique de ce qu’on peut appeler une saga avec un héros légendaire, invincible et bon. L’auteur a construit son ouvrage autour de ses mythes et légendes nordiques qui sont en communion avec la nature, et démontre l’importance/ le respect que les nordiques lui porte. Lors des aventures de Grimr pour rendre justice à son compagnon de route, nous découvrons que ses mythes possèdent une grande importance dans le folklore norvégien, dans un pays en conflit avec les autres pays nordiques.

L’histoire m’as beaucoup plu, elle m’as donné envie de me rendre en Islande pour découvrir cette terre remplie de paysages magnifiques et pures que le dessinateur retranscrit à merveille à travers ses dessins aux couleurs douces et froides. Mais je n’ai pas du tout accroché aux dessins des personnages, je les trouve trop « brut » et le style ne me plaît pas vraiment. (Les goûts et les couleurs, ça se discute 😉 ). Grâce à « La saga de Grimr » j’ai pu ainsi en apprendre plus sur les coutumes et les traditions islandaises du 18è siècle, où la famille et sa réputation avaient une forte influence sur la place que l’on pouvait avoir dans la société (ce qui est encore d’actualité dans certaines sociétés modernes). Les Islandais sont très croyants au 18è siècle et la religion ainsi que les superstitions ont eu une place essentielle au sein de la vie du peuple. Raconté comme un conte, cette bande dessinée vous fera voyager dans le temps et en Islande à travers la quête d’identité d’un jeune orphelin devenu une légende !

Bonnes lectures !

 

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